C’est le temps des bonnes résolutions sur un plan personnel et professionnel.

Votre organisation a besoin de plus d’agilité. Scrum a été mis en place sur votre projet. Mais ce n’est pas encore suffisant. Le métier a besoin d’encore plus de réactivité, des délais plus court, plus de collaboration, plus d’innovation…

Voici les dix pistes à creuser en 2013 pour plus d’agilité:

 

1. On est Agile (plutôt que faire de l’Agile)

Revenez aux fondamentaux! Pour réussir votre agilité sans faire de l’ »agilewashing« .

Quand avez-vous (vraiment) lu le Manifeste Agile pour la dernière fois? Pas seulement les quatre valeurs mais également les douze principes qui les soutiennent.

Scrum n’est pas la seule méthode agile, bien qu’elle soit la plus utilisée. C’est une implémentation du Manifeste Agile, centrée sur l’équipe, son autonomie et son implication. Il y en a d’autres. Ne vous focalisez pas sur une seule approche.

 

En 2013, on développe notre état d’esprit agile pour:

  • Être et ne plus seulement faire,
  • découvrir d’autres pratiques et enrichir notre boîte à outils,
  • dépasser la méthode Agile et trouver nos propres solutions plus adaptées à notre contexte.
Pour aller plus loin, lisez le livre Rupture Douce. 18 coachs vous livre leur histoire de transition agile, pour mieux comprendre l’agilité, au-delà des méthodes. Rupture douce

2. On désendette notre code

Pas d’approche itérative et incrémentale sans des pratiques de développement qui soutiennent cette démarche et la justifient économiquement. Si vous êtes passé à l’agilité sur un projet Legacy vous savez de quoi je parle!

L’Extreme programming, une autre méthode agile, propose un ensemble de pratiques de développement à (re)découvrir:

  • Automatisation des tests.
  • Refactoring du code.
  • Conception émergente.
  • Propriété collective du code.

Sans discipline sur la production de code, une équipe Scrum risque de faire la course à la fonctionnalité, laissant la dette technique s’accumuler. Les pratiques d’Extreme Programming sont les fondations pour une approche agile de la gestion de projet, trop souvent mises de côté.

 

En 2013, on se met enfin (et vraiment) aux pratiques d’Extreme Programming pour:

  • Identifier et maîtriser la dette technique,
  • se discipliner et être fier de notre travail,
  • contribuer à plus d’agilité à plus long terme.

Pour aller plus loin,  vous pouvez lire les livres de Kent Beck et participer aux coding dojo de votre région ou en organiser dans votre entreprise.

3. On fluidifie notre travail au cours d’un Sprint

Scrum est un cadre à contrainte :  itératif, incrémental et timeboxé. Dans ce cadre, vous devez faire votre bonne implémentation de l’agilité, sans chercher à suivre de manière dogmatique Scrum by the book. Cette implémentation doit évoluer au fur et à mesure que l’équipe gagne en maturité.

Si votre équipe fait du Scrum comme au premier jour, c’est mauvais signe! Posez-vous la question de votre démarche d’amélioration continue…

Il y a plusieurs leviers « techniques » pour contraindre un peu plus Scrum afin d’améliorer votre agilité projet, entre autres :

  • Augmenter les définitions de prêt et de fini,
  • diminuer la durée des sprints.

Quand les faire évoluer? au rythme des sprints lors des rétrospectives ou au rythme des releases.

Une autre manière de le faire et d’introduire un peu de Kanban dans Scrum pour fluidifier le travail au cours d’un sprint:

  • Commencez simplement en limitant le nombre de tâches ouvertes en même temps,
  • puis le nombre de stories en cours de réalisation;
  • Continuez par rendre visible certaines activités qui posent problèmes (attentes, blocages, goulot d’étranglement, …) en ajoutant par exemple une colonne à votre tableau Scrum.

 

En 2013, on sort de la zone de confort de Scrum avec du ScrumBan pour:

  • Fluidifier le travail au cours d’un Sprint,
  • se sentir propriétaire de notre processus de travail et être capable de le faire évoluer,
  • prendre conscience des activités à améliorer.

Pour aller plus loin,  vous pouvez lire le roman d’entreprise inclut dans le livre Kanban pour l’IT, sur mon blog.

Plus d’informations sur ScrumBan

4. Product Owner, reprenez le contrôle de votre Product Backlog!

Rôle pivot et exigeant, être Product Owner nécessite de travailler au rythme de l’équipe Scrum, ni trop tôt ni trop tard.

En tant que Product Owner, vous n’arrivez pas à organiser votre travail de mûrissement des stories au fil de l’eau. Cela se traduit par un Product Backlog qui devient une source de dysfonctionnements pour une équipe Scrum.

  • Vous avez un backlog de quelques centaines de stories? il devient inutilisable pour le pilotage et la priorisation de votre produit.
  • Votre backlog est rarement prêt pour le sprint planning meeting et cela créé des blocages lors du sprint, par manque d’informations.

 

En 2013, on met en place un Kanban appliqué au Product Backlog pour:

  • S’aider à organiser et mieux gérer son Product Backlog,
  • s’aider à travailler juste à temps, au rythme de l’équipe,
  • améliorer les feedbacks en réduisant les délais.
Plus d’informations sur Kanban pour Product Owner

5. On joue, sérieusement !

On utilise le serious game pour mieux impliquer l’équipe au niveau du projet et les utilisateurs au niveau du produit.
La communication, la collaboration et l’engagement sont au coeur de l’agilité. Pour les développer, Scrum met en place des pratiques telles que le management visuel, la colocalisation, les cérémonies agiles, …

A titre d’exemple, dans un projet dont le processus évolue, les fonctionnalités changent, il est important que le Product Owner ait une vision bien claire du produit , qu’il sache la communiquer aux parties prenantes et qu’il y ait consensus sur cette vision.

Autant de moments clés que l’on peut développer en enrichissant le format des réunions (brainstorming, rétrospectives, …) par des ateliers plus ludiques: du Game Storming, et plus précisément, des Innovations Games!

En tant que Product Owner, je creuse également le story telling pour développer mon leadership et communiquer ma vision pour toucher des motivations plus profondes.

En 2013, on se met aux jeux pour :
  • Apprendre et partager de nouvelles pratiques agiles d’une manière plus ludique,
  • mieux collaborer pour plus de consensus sur les features, les actions d’amélioration, …
  • mieux communiquer la vision, les idées, le cadre à toutes les parties prenantes,
  • et raconter des histoires pour engager et développer son leadership.

 

Pour aller plus loin, vous pouvez lire:

Plus d’informations sur les Innovations Games

La suite des bonnes résolutions au prochain épisode!